L’Anah publie un premier bilan du programme «Habiter Mieux»

- Communiqué de presse

Habiter Mieux commence à porter ses fruits : 13 000 logements rénovés, 30 000 bénéficiaires. Une réelle dynamique est à présent enclenchée permettant une accélération du programme dans les prochains mois, avec un objectif : rénover 300 000 logements d’ici 2017.

Avec Habiter Mieux, l’Agence dispose d’un programme pilote permettant de mieux connaître les réels enjeux de la réhabilitation thermique du bâti ancien et de mieux cerner les attentes des ménages confrontés à la précarité énergétique. Deux principaux enseignements peuvent être tirés :

Le ciblage sur les « passoires thermiques » permet d’engager une résorption forte de l’habitat privé le plus énergivore.

Avant travaux 2/3 des logements financés comptent parmi les plus énergivores (étiquette G ou F). Cette proportion atteint jusqu’à 86% en Auvergne et en Franche Comté. Après travaux, 90% des logements aidés « gagnent » au moins une étiquette. Ce ciblage sur le parc de mauvaise qualité explique notamment le gain énergétique moyen de 39% obtenu sur le programme, un gain très supérieur au gain de 25% exigé pour obtenir les aides.

Le comportement des ménages change et conduit au choix des travaux de rénovation thermique les plus performants.

L’accompagnement systématique des bénéficiaires les incite à se concentrer sur les travaux les plus efficaces comme l’isolation des combles ou encore le système de chauffage, au détriment des changements de portes et de fenêtres, peu performants sur un plan énergétique.

Grâce aux co-financements, inédits, réunis sur ce programme (Etat dans le cadre des investissements d’avenir, Collectivités territoriales, fournisseurs d’énergie…), de nombreux foyers ont pu ainsi engager des travaux qu’ils n’auraient pu envisager et/ ou financer. 

Aujourd’hui, si le programme « Habiter Mieux » fonctionne, sa montée en charge demande à être accélérée.

Les aides existantes sont encore insuffisamment identifiées par les personnes susceptibles d’en bénéficier. L’Anah appelle donc à une mobilisation plus forte des acteurs locaux impliqués (Elus de proximité, services de l’Etat, acteurs sociaux, artisans, fournisseurs d’énergie…) pour améliorer le repérage et l’information des foyers éligibles aux aides. Le « porte à porte » est parfois nécessaire et les emplois d’avenir pourraient utilement apporter un appui aux collectivités et aux associations.