Saint-Maixent-l'École, créer des flux pour faire renaître le centre-ville

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Entre Poitiers et Niort, en direction de La Rochelle, Saint-Maixent-l'École (79) fait face à un défi majeur : enrayer le déclin de sa population.

"Notre centre-ville est peu accessible. Les automobilistes filent sur la route départementale sans s'arrêter et ceux qui cherchent une maison avec jardin et garage la trouvent en périphérie. C'est tout l'enjeu de la revitalisation", raconte Chloé Ariaux, cheffe de projet AMI-Centre-bourg de Saint-Maixent, dont la convention avec l'Anah a été signée ce 25 octobre 2016. Pour faire revenir des familles avec enfants et des jeunes seniors, il faut traiter le problème de l'habitat dégradé et aussi faire revivre un commerce déclinant. Un plan stratégique global a été imaginé, qui prend en compte tous les aspects : voiries, places publiques, espaces verts, commerces et habitat. "Nous allons recréer des flux, afin d'irriguer le centre-ville et le commerce, améliorer les accès véhicules, piétons et cyclistes, aménager des boucles de circulation, recréer des pôles attractifs", précise Chloé Ariaux.

Le plan s'appuie sur des éléments qui structurent déjà la vie de la cité : la place du marché, les Halles, l'Abbaye, la rue Taupineau. Leur requalification sera engagée début 2017. Pour inciter à revenir flâner, voire vivre en cœur de ville, la collectivité s'est alliée à l'association locale Faites des lumières. Pour Noël, les artistes vont habiller les vitrines vides d'œuvres éphémères. Créations et déambulations accompagnent le projet culturel de la ville. "Nous allons faire entrer l'art dans la ville, charge aux commerçants de capter ces nouveaux flux", escompte la cheffe de projet.

Un volet vert vise à faire respirer la ville en créant des flux allant de l'un à l'autre des trois parcs (Chaigneau, ancienne bibliothèque et Moulin du Tan). Quatre passerelles seront implantées sur la Sèvre pour en redécouvrir les quais et les berges. Enfin, pour le volet habitat, "l'idée est de requalifier l’habitat privé dégradé mais également de développer une offre de logements neufs en particulier dans l'îlot Chalon-Chauray, poursuit Chloé Ariaux. L'habitat peut être fortement dégradé, on sera incitatif et coercitif. On veut obtenir un effet levier et montrer aux habitants que tout est possible. Il faut réveiller Saint-Maixent, la belle endormie !"