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ANAH – Agence nationale de l’habitat

Une réponse territoriale aux enjeux de l'habitat privé
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Opérations de Graulhet (81) et de Rennes (35) : des exemples de RHI et de THIRORI

Depuis 2010, l’Agence est compétente pour accompagner les collectivités territoriales, qu’elles se situent en milieu urbain ou rural, sur les opérations de recyclage foncier permettant de lutter contre l'habitat indigne. Les financements de l’Anah ainsi que son appui technique pour la conduite de projet ont été, par exemple, sollicités par des villes aussi différentes que Graulhet et Rennes.

La communauté de communes Tarn & Dadou à laquelle appartient Graulhet, ville de 12 000 habitants, a décidé fin 2012 de mettre en place une opération de restauration immobilière (ORI), aux côtés des outils incitatifs classiques des opérations programmées pour l’amélioration de l’habitat (OPAH).

Cette procédure coercitive, qui se traduit par la mise en œuvre à l’égard des propriétaires d’une déclaration d’utilité publique « travaux », assure en effet à la collectivité un traitement global de l’îlot du Gouch, périmètre prioritaire d’intervention composé d’une dizaine de logements. Le dispositif a permis à la communauté de communes de solliciter le financement dit  « THIRORI » (traitement de l’habitat insalubre remédiable et opération de restauration immobilière). Cette opération permettra d'ici 2017 de produire des logements en maintenant une mixité sociale et de faire de cet îlot un élément marquant du paysage urbain, en raison de sa position de belvédère.

La Ville de Rennes a quant à elle engagé en 2009 des procédures de Résorption de l’habitat insalubre irrémédiable (RHI) dans des îlots prioritaires du centre ancien. Un recensement des cas complexes a été engagé : des immeubles, comprenant une dizaine de logements, ont été identifiés dans l’îlot Saint-Georges Nord. Dans ce cas également, l’opération va consister à éradiquer l’habitat insalubre, à résoudre les difficultés sociales et fonctionnelles et à créer davantage de mixité. Cette intervention est atypique : le traitement du site ne repose pas sur une démolition-reconstruction mais sur une restructuration lourde, imposée par la situation en secteur sauvegardé du centre ancien de Rennes.