Ivry-sur-Seine : favoriser l'autonomie et le partage

Photo Gaël Kerbaol

Le centre Babinski a ouvert à Ivry-sur-Seine dans un bâtiment rénové grâce aux aides de l’Anah. Découverte de ce centre d’hébergement, qui favorise autonomie et partage.

 

 

Des aménagements apportant sécurité et intimité

Dans un bâtiment inutilisé de l’hôpital Charles Foix, d’importants travaux de rénovation ont permis à deux centres d’hébergement de venir s’installer. Géré par le Samu Social de Paris, Babinski propose 190 places depuis mars 2019.
Dans chacune des chambres, salle de bain et toilettes ont été aménagés. Le nombre de lits est modulable rapidement, pour les familles par exemple. Hormis pour ce public, les chambres pour une ou deux personnes sont privilégiées, pour plus de sécurité, de confort et d’intimité. Un système de fermeture par cartes a d’ailleurs été mis en place, ainsi que des armoires à clés. "La sécurité est une question centrale pour la confiance, et tout a été mis aux normes PMR. C’était indispensable au vu de notre public" estime Quentin Le Maguer, responsable du centre.

Un accompagnement renforcé

Babinski intègre aujourd’hui 3 services différents : 28 places en lits d’accueil médicalisés, 42 places en lit halte soin/santé pour des soins à moyen ou court terme, et 120 places d’hébergement d’urgence pour des femmes isolées et des familles.
Parmi les soignants : des médecins, des infirmiers et des aides-soignants, tous en mesure de gérer des pathologies lourdes. Travailleurs sociaux, moniteurs et éducateurs proposent un accompagnement social sur le long terme, avec des activités adaptées aux publics de chacun des services. "Nous avons vraiment à cœur d’emmener chacun des résidents vers l’autonomie". Ce sont ainsi près de 80 personnes qui œuvrent quotidiennement pour la réinsertion des 188 résidents.

Un centre tourné vers l’extérieur

Pour favoriser les échanges, les services sont décloisonnés. Tous partagent des lieux communs tels que la restauration collective, la buanderie et un grand jardin de 4 000 m² avec un potager, des bancs et un terrain de pétanque. Les équipes privilégient aussi l’ouverture à l’extérieur, en organisant des sorties culturels (visite du Louvre, médiathèque…) ou des cours de français en dehors du centre. "Être tourné vers l’extérieur est primordial pour que les personnes hébergées puissent réintégrer le mieux et le plus vite possible la société".

"Humaniser le centre, c’est garantir les droits de la personne et faciliter un lien positif de chacun avec l’institution" conclu Quentin Le Maguer. Un succès pour ce projet d’ampleur, qui a bénéficié de 2 millions d’euros d’aides de l’Anah, soit 32% du montant total des travaux.