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ANAH – Agence nationale de l’habitat

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Habiter Mieux : près d'un ménage sur 2 vit sous le seuil de pauvreté

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Selon l’étude menée par le Credoc [1], l’ensemble des bénéficiaires du programme Habiter Mieux ont pour caractéristique de disposer d’un niveau de revenus faible, voire très faible. En effet, près d’un ménage sur 2 (45%) soutenu par le programme vit sous le seuil de pauvreté [2], tandis que les trois quarts des bénéficiaires déclarent s’imposer des restrictions : pour 3 bénéficiaires sur 10 sur leurs dépenses alimentaires, et pour près de 2 personnes interrogées sur 10 sur leurs dépenses de chauffage.

 

Ils habitent des logements classés énergivores (9 logements sur 10 sont classés en catégorie E, F ou G) et 60% des ménages déclarent avoir souffert du froid dans leur logement avant les travaux. Près de 80% des logements présentent une isolation du toit ou des murs insuffisante.

Les personnes bénéficiaires d’Habiter Mieux vivent plutôt en milieu rural puisque près 7 sur 10 résident dans un bourg, un village, un hameau ou un lieu isolé. Elles sont plutôt âgées (1 bénéficiaire sur 2 est âgé de plus de 60 ans), avec une évolution au cours du temps : en 2013, l’enquête montre l’arrivée dans le programme de familles plus jeunes (moins de 40 ans). 45% des bénéficiaires sont salariés ou en recherche d’emploi, et 40% sont retraités. 


Pour 9 bénéficiaires sur 10 ces travaux de rénovation énergétique ont d’abord répondu à un besoin économique (dépenser moins pour le chauffage). Vient ensuite la nécessité d’habiter dans un logement plus sain pour plus de 8 personnes sur 10.


La totalité des bénéficiaires interrogés jugent que leur logement n’est plus en mauvais état après travaux : 88% (contre 43% avant travaux) le jugent désormais en bon état et 12% encore en état moyen.


À la question du principal bénéfice ressenti à la suite des travaux, les propriétaires répondent le gain financier pour 55% et un meilleur chauffage en hiver pour 32%.


94 % des propriétaires sont satisfaits dont 59% très satisfaits par l’accompagnement de l’opérateur. Ils sont tout aussi nombreux (94%) à déclarer que cet accompagnement était nécessaire voire très nécessaire pour 65% d’entre eux.

[1] Le premier volet de l’évaluation du programme Habiter Mieux est une enquête par téléphone réalisée en février 2014 par le Crédoc auprès de 1 206 personnes ayant bénéficié du programme Habiter Mieux entre 2011 et 2013.


[2] En 2010, l’Insee estimait à 14% la part de la population française vivant sous ce même seuil