Convergence d’énergies à Marmande

Photo Cyril Chigot

Le travail partenarial entre la Ville, l’Agglomération et l’Anah, dans le cadre du programme Action Cœur de Ville, a permis de penser les stratégies autour d’une réflexion commune. Un véritable accélérateur au service d’une nouvelle attractivité du cœur de ville.

 

Vers une nouvelle attractivité

Après une première Opah-RU * menée par la commune de Marmande (47), une seconde, lancée en 2018, est portée cette fois par l’Agglomération Val de Garonne. "La première opération a permis de poser les jalons, la seconde va plus loin", explique Elen Kerangoarec, chef de service habitat à l’agglomération. Aujourd’hui, le programme Action Cœur de Ville renforce encore ce binôme entre la Ville et l’Intercommunalité. "Il permet une véritable cohérence entre toutes les politiques publiques du territoire". Afin de se donner toutes les chances d’attirer de nouveaux les habitants vers le centre-ville, la programmation est ambitieuse. Elle vise à améliorer la performance énergétique des logements et leur confort, ou à reconfigurer les surfaces, pour en proposer des plus petites, mieux adaptées aux besoins. Avec toujours en ligne de mire le développement de logements à prix abordable, dans une commune en déficit de logements sociaux au regard de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain).

Premiers succès du programme incitatif

Après 3 ans d’Opah-RU, de nombreux propriétaires se sont déjà lancés dans un parcours de travaux. "Avec l’Anah, nous sommes vigilants à ce qu’il y ait un niveau qualitatif en sortie de travaux, avec des exigences que n’aurait peut-être pas un bailleur privé classique" estime Elen Kerangoarec. Un projet de division a, par exemple, permis de créer 6 logements en lieu et place d’un ancien commerce, grâce à un double financement Anah-Action Logement. "La mobilisation des financements de l’Anah a convaincu le propriétaire de se lancer, et les aides d’Action Logement lui ont garanti un meilleur retour sur investissement". 

Elargir le spectre des actions

"Désormais, nous allons probablement entrer dans une phase plus complexe, estime Elen Kerangoarec, avec la vacance au-dessus des commerces, des questions d’accessibilité et des propriétaires plus difficiles à convaincre". Fin 2023, une fois l’Opah-RU achevée, un troisième programme devrait poursuivre la dynamique. "Car beaucoup reste à faire. Notamment, pour accompagner les petites copropriétés, souvent non déclarées et peu structurées pour engager des travaux".

 

* Opération programmée de l'amélioration de l'habitat de renouvellement urbain