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Calais : redynamiser le centre-ville, une priorité

Photo Olivier Panier des Touches

Calais est l’une des 222 villes sélectionnées dans le programme Action Cœur de Ville. Après avoir coordonné les opérations du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), Mélanie Laheye est aujourd’hui directrice de projet du plan Action Cœur de Ville et nous parle du rôle de chef de projet.

 

 

 

 

Comment Action Cœur de Ville s’articule-t-il avec le PNRQAD initié en 2011 par le Ville de Calais ?

Lors de la candidature au PNRQAD, les quartiers Vauxhall et Fontinettes étaient peu attractifs. Ils souffraient d’une image dégradée. Pour amorcer un profond changement, nous devions intervenir à la fois sur l’espace public, les commerces, l’habitat, la préservation du patrimoine... Aujourd’hui, Action Cœur de Ville s’inscrit dans la continuité de ce que la municipalité a mis en place dans le cadre du PNRQAD. Nous avons piloté ce programme en régie avec le souhait d’une vraie transversalité des services techniques de la mairie.

Dans quelle mesure l’ingénierie est importante dans le déploiement d’Action Cœur de Ville ?

La particularité d’Action Cœur de Ville est d’être multidimensionnel. Ses cinq axes d’intervention sont intimement liés les uns aux autres. Le volet habitat par exemple touche à la fois l’aménagement, l’espace urbain, la mobilité, les commerces…  L’ingénierie est là pour mettre du lien dans toutes ces actions et rappeler à chacun quel est le projet global du territoire. Pour Calais, il s’agit de reconnecter le front de mer, Calais Nord et le centre-ville Saint-Pierre. Quinze projets ont été présentés parmi lesquelles des opérations d’achat et de rénovation d’immeubles, des travaux au centre commercial Calais cœur de vie, la réhabilitation de la Banque de France, l’aménagement de la friche de la rue Quatre Coins, etc. Quelle que soit la thématique, nous avons la chance, à Calais, d’avoir une volonté politique très forte. Rien que la ZAC des Tullistes sur le périmètre du PNRQAD, c’est plus de 4 millions d’euros engagés par la ville sur un total de 9 millions d’euros.

Comment appréhendez-vous votre rôle de chef de projet ?

Coordonner les cinq axes du programme n’est pas toujours évident. En tant que chef de projet, mon rôle relève davantage du chef d’orchestre. Je ne suis plus dans la production, mais davantage dans l’interaction, l’accompagnement et l’aide méthodologique des différentes parties prenantes. Cela oblige à se remettre en question et à revoir nos manières de procéder. Heureusement, nous bénéficions d’un appui très fort de partenaires comme l’Anah, qui finance en partie mon poste, et Action Logement. De plus, le fonctionnement en régie du PNRQAD nous a beaucoup appris sur la façon de mener un projet. C’est un véritable atout pour Action Cœur de Ville car, dans le cadre de ce programme, nous avons dû créer des instances et réunir tout le monde autour de la table.