Accès rapide : contenu | navigation | recherche |

ANAH – Agence nationale de l’habitat

Une réponse territoriale aux enjeux de l'habitat privé
Accessibilité  
ImprimerEnvoyer

À Grenoble, un plan de lutte contre la vacance

Mots-clés :

Photo G. Lefrancq

Plus de 6 000 logements sont vacants depuis au moins deux ans, majoritairement au centre de Grenoble. Afin de lutter contre la vacance, la Métropole de Grenoble se mobilise pour remettre en location les logements inoccupés, notamment dans les centres anciens. Panorama des dispositifs mis en œuvre.

Combien de logements vacants ?

Emplacement peu valorisé, indivision, désaccords familiaux, mais surtout nécessité d’effectuer des travaux… De multiples raisons poussent les propriétaires d’appartements à renoncer à chercher des locataires. La Métropole de Grenoble a créé un fichier, à partir de celui des services fiscaux dédiés à la taxe d’habitation, pour mesurer l’importance de la vacance des logements. Le résultat : 6 000 logements concernés. Cette anomalie sur un marché de l’immobilier local tendu appelait une réponse d’envergure.

La stratégie grenobloise de lutte contre les logements vacants est plurielle

  • un observatoire de la vacance a été mis en place. Il est couplé à l’observatoire de veille des copropriétés, doté d’alertes sur leurs fragilités. Un outil utile et opérationnel pour tous les acteurs locaux de l’habitat.
  • le dispositif "Louez facile" est déployé depuis l’année dernière par le biais de deux agences immobilières à vocation sociale : Territoires et Soliha. Elles contactent les propriétaires des appartements supposés vacants pour leur proposer de les accompagner et de leur trouver des locataires à faibles revenus en sécurisant leurs démarches. En 2018, une trentaine de dossiers ont été bouclés et l’objectif est d’atteindre une centaine en 2019, dont la moitié pour des personnes en situation précaire. La Métropole est en outre lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt lié au plan national Logement d’abord.
  • un Programme opérationnel préventif d’accompagnement en copropriété (Popac) à Pont-de-Claix est prévu pour la fin de l’année. Objectif : faciliter la remise aux normes d’une vingtaine de logements vacants en centre ancien, grâce à une aide de l’Anah et de la collectivité. En contrepartie de cette prime, les propriétaires devront effectuer des travaux, qualitatifs sur le plan énergétique, et proposer un niveau de loyer raisonnable. Dans un an, une Opah-RU (opération programmée d’amélioration de l’habitat de renouvellement urbain) sur Vizille devrait être lancée, toujours dans l’optique de remettre sur le marché des logements vacants dégradés.
  • une taxe d’habitation sur les logements vacants instaurée afin d’inciter les propriétaires à remettre leur logement sur le marché. "Cela vient en complément des aides locales et de la taxe sur les logements vacants obligatoire sur les territoires tendus et témoigne de la volonté de la Métropole de Grenoble de s’investir dans la lutte contre l’habitat indigne ou non décent", précise Jean Saint-Aman, chargé d’étude Habitat à la DGA de la collectivité.

 

Remerciements à Chloé Clouzet, responsable de l’unité amélioration du bâti de la Métropole.