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Agence nationale de l'habitat (ANAH)
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Actualités

Saint-Etienne : les apports de la Voc et du Popac

Photo Stephan Norsic

Confrontée à une déqualification de l’habitat, Saint-Étienne Métropole a vite compris l’intérêt de la prévention. Rémi Dormois, chef du service Habitat de la DDT de la Loire, et Ludovic Gonzalez, adjoint au chef de la cellule Amélioration habitat privé, font le point sur l’apport des dispositifs de veille et de prévention des copropriétés dans le territoire.

Dans quel contexte Saint-Étienne Métropole a-t-elle mis en place les dispositifs de Voc (veille et observation des copropriétés) et de Popac (Programme opérationnel de prévention et d'accompagnement en copropriété) ?

La Ville et, dans une moindre mesure l’agglomération, ont perdu des habitants au cours des dernières décennies et de nombreuses copropriétés ne répondent plus aux attentes résidentielles des ménages. Les prix du mètre carré sont bas, voire très bas, jusqu’à moins de 500 euros par mètre carré dans les quartiers les plus dévalorisés. Ces prix bas permettent à des ménages à faibles revenus d’acquérir leur logement, mais souvent ces primo-accédants évaluent mal le coût réel d’une acquisition et sont fréquemment mis en difficulté par les charges.

Quels sont les apports de ces deux dispositifs ?

Ils sont très complémentaires. En repérant les copropriétés en situation de fragilité, la Voc aide à déterminer là où un Popac ou bien un autre type d’opération est utile. Le Popac, qui exige d’aller sur le terrain, complète les connaissances fournies par les indicateurs statistiques de la Voc. Les deux outils se nourrissent ainsi l’un l’autre. La Voc a permis à l’agence d’urbanisme non seulement de mettre à jour les données de l’observatoire local mais aussi de les enrichir par une comparaison avec d’autres territoires.

Quant au Popac ?

Il a enrayé l’aggravation des difficultés et permis à plusieurs copropriétés d’en sortir. Il a également assuré une sorte de "service après-vente" pour consolider les redressements des copropriétés qui avaient bénéficié de traitements curatifs coûteux. Enfin, il a parfois évité de recourir à des opérations lourdes. Certes parmi les treize copropriétés qui bénéficient du Popac, une moitié aurait pu faire l’objet d’une opération au moins de type Opah, voire de plan de sauvegarde. Mais les capacités budgétaires n’étaient pas suffisantes pour s’engager sur de tels volumes d’interventions. Au final, la moitié des copropriétés suivies dans le Popac devrait s’en sortir grâce à l’accompagnement fourni dans ce dispositif, qui aura permis de reconstruire le dialogue avec les syndics et les copropriétés.

A consulter : l'exemple d'une Voc à Grenoble et d'un Popac à Lyon.