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Agence nationale de l'habitat (ANAH)
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La sauvegarde d’une copropriété en grande difficulté à Boulogne-Billancourt

Photo DR

Lancé en 2015, un plan de sauvegarde vise à rénover une copropriété de Boulogne-Billancourt qui cumule insalubrité et lourds problèmes de gestion. Un chantier difficile, mais en bonne voie.

 

Pour une copropriété qui accumule les difficultés, le risque est de basculer dans un cercle vicieux. Une situation à laquelle s’est trouvé confronté un immeuble de la rue Michelet, dans le centre-ville de Boulogne-Billancourt (92) : endettement très élevé, insalubrité, squat de certains lots… La copropriété de 47 logements souffrait enfin de problèmes de gestion, liés au fort turnover des syndics. "Il y avait près de 600 000 € d’impayés", précise Magaly Willem, chef du service Habitat à Grand Paris Seine Ouest (GPSO) : "Un montant considérable pour des propriétaires occupants aux revenus très modestes."

Un plan de sauvegarde

C’est une étude pré-opérationnelle de l’habitat privé, lancée en 2009 par GPSO, qui permet d’identifier la copropriété de la rue Michelet. "Nous avions repéré plusieurs adresses à rénover par un PIG ou une Opah. Mais au vu de la gravité de la situation dans cet immeuble, nous avons opté pour un plan de sauvegarde, démarré en 2015", explique encore Magaly Willem. Premier défi : assainir la situation. Missionné par GPSO, Urbanis accompagne la copropriété vers un fonctionnement normal : un nouveau syndic est choisi, un débiteur de mauvaise foi condamné à régler d’importants impayés, et un logement squatté dont le propriétaire demeurait injoignable est vendu par adjudication. Chef de projet chez Urbanis, Jérémy Petit se veut prudent, mais optimiste : "C’est un projet compliqué, sur lequel nous avançons petit à petit. Mais les choses vont dans le bon sens."

1,7 millions d’euros de travaux

Grâce aux financements débloqués notamment par l’Anah, le département et GPSO, les travaux sont votés, avec une enveloppe de 1,7 millions d’euros. Au programme : quatre phases successives, dont la première concernant le ravalement côté rue et une partie de la toiture est achevée. "Notre principale difficulté à ce stade concerne la trésorerie : il faut remobiliser en permanence les copropriétaires sur les travaux. Nous n’avons pas pu obtenir de préfinancement en raison de l’endettement de la copropriété", indique Jérémy Petit. "Heureusement, nous pouvons compter sur la mobilisation de plusieurs acteurs, notamment GPSO, la Ville, l’Anah et les élus de quartier."