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Agence nationale de l'habitat (ANAH)
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Actualités

Centres-bourgs : une opportunité de développement économique local

Photo Mairie de Sierck-les-Bains

Retenues parmi les 54 lauréats du programme expérimental de revitalisation des centres-bourgs, la communauté de communes des Trois Frontières (CC3F) et la commune de Sierck-les-Bains (Moselle) ont engagé un vaste projet qui vise à réhabiliter l’habitat ancien tout en renforçant l’attractivité du territoire. Explications avec Laurent Steichen, maire de Sierck-les-Bains et président de la CC3F.

À quels enjeux répond le volet de redynamisation de l’économie locale et comment l’avez-vous intégré au programme de revitalisation des centres-bourgs ?

Notre commune, frontalière du Luxembourg où la moitié de la population travaille, est confrontée à un nombre élevé de logements vacants (15 % contre 8 % en moyenne en France) et de propriétaires spéculateurs entraînant une hausse artificielle du foncier, aussi bien à la location qu’à l’achat. Au fil des ans, les classes aisées et moyennes ont quitté le centre-bourg avec, pour conséquence, une dégradation progressive du bâti. Nous souhaitons relancer l’attractivité de ce centre-ville, d’origine médiévale et renaissance, et l’investissement immobilier sur les immeubles anciens. Une Opah de renouvellement urbain et des Opérations de restauration immobilière ont été lancées pour réhabiliter le parc privé ancien, résorber l’habitat indigne, lutter contre la précarité énergétique et adapter les logements aux personnes en perte d’autonomie. En complément, notre projet intègre une mise en tourisme du centre-bourg passant par le réaménagement à venir des espaces publics structurants. La création d’un Pôle européen des métiers d’art, au printemps 2017, vise à installer des artisans d’art au cœur de la ville, dans des locaux vides réhabilités et reconvertis en ateliers-boutiques à loyers modérés, de préférence avec un logement attenant. Sur le même modèle, une Route de la brocante prévoit de réunir un réseau de professionnels et d’assurer leur promotion au moyen d’un circuit commercial et touristique balisé.

Comment avez-vous monté ce projet ?

La dynamique du projet est née dès 2008, notamment par le recrutement d’un agent de développement local. Plusieurs études de faisabilité ont été menées pour trouver comment développer le centre-bourg tout en exploitant nos ressources propres et les atouts du territoire. L'objectif : mettre en cohérence notre intervention sur l’habitat et le social et redonner vie aux "dents creuses" par une mise en tourisme. C’est une solution originale, permise grâce à l’effort conjugué des partenaires, dont le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et l’Anah. Sans cela, nous n’aurions pas eu les moyens techniques, humains et financiers, nécessaires à la réalisation de ce projet.