Accès rapide : contenu | navigation | recherche |
Agence nationale de l'habitat (ANAH)
ImprimerEnvoyer
Actualités

Basse-Normandie : un engagement pour les villes reconstruites après-guerre

Le 17 juillet 2015, à Vire, a été signée une convention* pour les villes de Basse-Normandie reconstruites après la Seconde Guerre mondiale. Près de 50 personnes dont Nathalie Appéré, présidente de l’Anah, étaient présentes. Tous les acteurs publics de l’habitat et de la rénovation énergétique de la région sont réunis autour de ce projet. Fatiha Amrouche, chargée de mission territoriale à l’Anah, nous en parle.

Quelle est la particularité de cette convention ?

C’est un engagement sur cinq ans qui dit qui fait quoi en faveur de territoires ciblés d’une région tout entière. C’est enthousiasmant de travailler comme cela sur un projet régional !

À quoi va servir cette convention ?

Elle organise la participation de chaque partenaire dans le projet de requalification urbaine et de transition énergétique des villes reconstruites. Ce projet est nécessaire pour la ville de Caen, 12 villes moyennes et une vingtaine de centres-bourgs de la région. Il y a deux enjeux : la transition énergétique et la reconquête des centres-villes. L’architecture et l’urbanisme des années 50 ne sont plus tout à fait adaptés aux modes de vie contemporains et le marché de l’immobilier est peu dynamique. Les ménages urbains ont moins envie de vivre dans ces logements. Les personnes âgées, propriétaires occupants, y restent mais, souvent, sans le confort nécessaire à leurs besoins. Par exemple, il n’y a pas d’ascenseur dans ces immeubles. La vacance est très préoccupante dans certaines villes. La spirale est bien connue : le coût de la réhabilitation est dissuasif et le neuf en périphérie attractif. L’activité commerciale et les services suivent cette attraction.

Concrètement, en quoi s’engage l’Anah ?

Ce parc de la reconstruction est pris en compte dans notre programme local d’intervention depuis 2014. Les dispositifs d’ingénierie et les crédits de l’Anah pourront cibler prioritairement les villes concernées pour améliorer la connaissance de ce parc et agir en direction des copropriétés fragiles ou dégradées.

Est-ce que cette démarche est reproductible ?

Tout à fait ! À condition d’avoir bien cerné les enjeux de son territoire, comme l’a fait cette Région avec la Dreal.

 

* Les signataires de cette convention sont : l’État, l’Anah, l’Ademe, la région Basse-Normandie, la Caisse des dépôts et consignations, l’Association régionale pour l’habitat social, l’Établissement public foncier de Normandie, la Maison de l’Architecture de Basse Normandie et l’Université de Caen-Normandie.