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Agence nationale de l'habitat (ANAH)
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À Caen, un Popac pour inciter les copropriétés à rénover

Photo Ville de Caen

Comment prévenir la déqualification de l’habitat ? En 2016, la Ville de Caen et la Communauté urbaine ont choisi de recourir au Popac, un dispositif préventif conçu par l’Anah.

 

Les huit villes membres de l’association PRISME* partagent la même caractéristique : reconstruites après-guerre, elles se trouvent aujourd’hui confrontées au vieillissement de l’habitat. "Nous arrivons dans une période où ces constructions doivent être rénovées" pointe Michel Patard-Legendre, Vice-Président délégué à l’Habitat et aux gens du voyage à la Communauté urbaine Caen la Mer. Il observe depuis quelques années des signaux préoccupants : "Dans le centre-ville, des situations de vacance et de sous-occupation liées au vieillissement de la population apparaissent, ce qui nous a poussés à réagir."

Prévenir plutôt que guérir

Au cœur des préoccupations de la Ville, le quartier de Saint-Jean. Très central, il présente de nombreux avantages : présence de commerces, transports en commun, logements vastes. Pourtant, son habitat vieillissant n’est plus attractif. "Il ne s’agit pas encore d’un quartier très dégradé, avec de nombreuses copropriétés précaires", souligne Michel Patard-Legendre, "mais nous avons décidé de prévenir, plutôt que de guérir". L’enjeu : sensibiliser les propriétaires bailleurs pour les inciter à mener des travaux de rénovation. Malheureusement, l’Opah menée à partir de 2012 peine à toucher ce public. "Nous avons réalisé qu’il nous fallait trouver un outil plus approprié", se souvient Aurélie Bourbonnais, à la direction de l’Urbanisme.

Faire preuve de pédagogie

En 2015, l’Anah présente à la Ville le Programme opérationnel de prévention et d’accompagnement en copropriété (Popac), un dispositif conçu pour prévenir en amont le processus de dégradation. "Cet outil correspondait à la situation du quartier Saint-Jean et à notre objectif : faire comprendre aux copropriétés l’intérêt qu’elles ont à mener des travaux", explique Aurélie Bourbonnais. Après avoir dressé l’état des lieux des copropriétés, le Popac est désormais entré dans sa deuxième phase. "C’est un outil assez souple que chaque collectivité peut adapter à son contexte. Nous avons choisi de l’orienter sur l’incitation aux travaux grâce aux études. Nous travaillons maintenant avec une quinzaine de copropriétés pour les aider à définir leur projet", détaille Aurélie Bourbonnais. Une approche pédagogique, qui devrait porter ses fruits.


* PRISME : réseau de villes et agglomérations qui travaillent en commun pour l’attractivité des centres villes reconstruits.